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Chronique de Vampire : Pigalle, an 2015
Pigalle est traversée par les boulevards de Clichy et Rochechouart. Les sorties du métro crachent des voyageurs qui n'ont plus rien des touristes d'antan. Ce sont des imprudents, ce sont des clochards, ce sont des créatures de la nuit, ce sont des personnes miséreuses qui n'ont d'autres choix que de vivre dans cette cicatrice de non-droit. Il n'est pas rare que la place soit pleine de ces âmes errantes et que l'instant d'après celles-ci la désertent, invitant un angoissant silence entrecoupé du crépitement des néons.
Les Folies Pigalle font face à la place. Ses éclairages seuls illuminent le lieu, bien que certaines lettres de l'enseigne pendent vers le bas.
Plus loin côté Rochechouart, un supermarché brille dans la nuit. Il demeure ouvert jusqu'au petit jour. Rappel de l'insécurité qui règne à Pigalle, un gros homme et son berger allemand en garde l'entrée.
De nombreux bars, peepshow et striptease, peuplent les boulevards. Dans la noirceur de Pigalle, il serait des plus imprudents de s'aventurer dans les ruelles qui s'éloignent des axes principaux.
Pigalle est le domaine du Baron Dominique Baynast de l'Invictus. Il est un Daeva, mais n'a pourtant rien d'un philanthrope. Un charisme noir et sensuel inspire chacun des mots de cette créature, ainsi il obtient tout ce qu'il désire de ceux qui osent s'aventurer dans son domaine. L'on raconte qu'il subjugue ses interlocuteurs les plus réticents en projetant avec violence son aura, et ceux-là tombent à genoux, leur esprit brisés pour mieux le servir.
Le Baron de Pigalle est courtisé par l'ensemble des ligues, ce quartier étant la promesse d'un refuge et source de vitae pour les créatures de la nuit. Peu viendraient poser des questions si une « brebis » du troupeau venait à disparaître.
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